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Christine Vanhaverbeke plasticienne.

Christine Vanhaverbeke a été conçue dans le Kivu et est née par hasard à Blankenberge le premier novembre 1960. Sa petite enfance se caractérise par des aller-retours entre sa « terre » d’Afrique et la Belgique. 


Au départ d’un travail créatif avec l’argile, elle explore différents médias et combine les modes d’expression. Principalement autodidacte, mais riche de belles rencontres, elle transforme son garage en atelier. A côté de son travail d’artiste, elle suit une formation de Gestalt thérapeute.

Depuis 2008, elle accompagne des personnes en souffrance psychique dans un hôpital psychiatrique de jour où elle anime et co-anime divers ateliers. Formée au jeu clownesque depuis 2003, elle est active au sein de l’association internationale clowns sans frontières, antenne Belgique.

Christine tente de concilier harmonieusement son travail en hôpital de jour psychiatrique et son travail artistique. Celui-ci est imbibé de ce qu’elle ne sait ou ne veut traduire en mots.

Eternelle curieuse, aimant découvrir sujets et outils, Christine s’inscrit à l’Ecole des Beaux- Arts de Wavre et fréquente l’atelier de recherches graphiques et picturales.

Le dessin, plus particulièrement celui du modèle vivant, lui offre le cadre et la liberté nécessaire à sa recherche.


Elle aborde la page trop blanche par un geste rapide et énergique de ses mains préalablement salies au fusain ou au pastel. Grâce à un mélange de techniques mixtes (fusain, encres, pastels gras ou secs, crayons, cire, acrylique, etc.), elle interroge la qualité de la surface pour rencontrer la « chair peau » du modèle.

Le dessin dans sa matière sensible et tactile devient interface avec l’épiderme.

Ensuite, sans préméditation ou construction préalable, dans l’imprévu de ces textures, elle grave des sillons dans le papier.

La précision et l’incision du trait captif de la moindre émotion. La ligne « en creux », traversant les couches, touchée par le plus petit souffle, l’esquisse du bougé, l’affleurement d’une expression, la sinuosité d’un profil...

Une figure apparaît ainsi, dans l’enchevêtrement des surfaces et des lignes, dans la succession des interventions, dans l’alternance du contrôle et du lâcher-prise, cadencée à la fois par la douceur et par l’énergie.

De retour chez elle, dans la solitude de son atelier, Christine se penche à nouveau sur ces corps dessinés.

Elle multiplie, découpe, assemble, superpose, déforme les différentes représentations du modèle. C’est le temps de l’aiguille qui traverse et relie, c’est le moment des fils à coudre qui transpercent et réparent.

Et par un lent travail d’association, de l’original aux copies retravaillées, le corps se réinvente transfiguré par un jeu entre extérieur et intérieur.

Les représentations disloquées du modèle disent assez bien l’impermanence du vivant transformé par ses expériences émotionnelles, celles qui laissent dans et sur le corps des traces mouvantes mais néanmoins durables.

Christine aime raconter que ce faisant elle est surprise de ce qui apparaît, qu'elle est parfois bien étonnée de constater l’écart d’avec le premier regard sur le modèle vivant. Enfantée à partir de la rencontre graphique originelle, la figure humaine est devenue multiple.

Le corps s’est démembré puis recomposé en autant de répliques singulières ; s’articulant étrangement à la manière d’une poupée ou d’un pantin dans un mouvement vital de déconstruction et de reconstruction.